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Chauffage d’appoint mobile : attention danger !

Quand les températures commencent à baisser, le réflexe est souvent d’avoir recours à des chauffages d’appoint :
poêle à pétrole, poêle à gaz, radiateur soufflant, radiateur à bain d’huile… L’objectif est simple : gagner un ou deux degrés au sein du logement. Mais attention, ces modes de chauffage mobiles peuvent s’avérer très dangereux. Explications et conseils…

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Le succès des chauffages d’appoint

Les chauffages d’appoint sont très répandus et utilisés car peu chers à l’achat et très pratiques.
Dès que les températures baissent et que l’on ne veut pas démarrer la chaudière, dès qu’une pièce peu utilisée a besoin d’un peu de chauffage (chambre d’amis par exemple), on a tendance à avoir recours aux appareils de chauffage d’appoint.

Raisons du succès :

  • Ces appareils sont multiples : poêles à pétrole, poêles à gaz, convecteurs électriques, radiateurs souffleurs, radiateurs bain d’huile…
  • Ils sont très réactifs et apportent très rapidement la chaleur dans la zone où ils sont placés.
  • Enfin, on a tendance à penser que les chauffages d’appoint sont économiques, ce qui n’est pas toujours vrai pour la plupart d’entre eux, ils consomment souvent beaucoup d’énergie.

En bref, nombreux sont les foyers français qui disposent de chauffage d’appoint… Un succès à l’origine de nombreux accidents : incendie, intoxication au monoxyde de carbone (CO), brûlures, électrocution… Les risques de ces appareils sont bien réels.

Ce qu'il faut retenir

Aussi, qu'il soit au pétrole, au gaz, ou électrique, les appareils de chauffage mobiles ne doivent fonctionner que de manière ponctuelle, pendant un temps très raisonnable et toujours en présence d’une personne responsable.

Risque N°1 des chauffages d’appoint : l’incendie

Le risque d’incendie constitue l’un des principaux dangers des chauffages d’appoint.  Il peut avoir des origines différentes selon le modèle et le type d’énergie utilisés :
 

Poêle à pétrole, à gaz et risque d’incendie

Les fabricants sont soumis à des règles de sécurité très strictes mais les erreurs de manipulation des poêles à pétrole ou à gaz peuvent être la cause d’accidents très graves. Il faut absolument :

  • Lors de son utilisation, isoler  placer votre poêle à pétrole ou à gaz dans un endroit adapté.
    Ne jamais l’installer à proximité d’un matériel inflammable : rideau, moquette, tapis, meuble…
  • L’éloigner un peu du mur (cela permettra aussi une meilleure circulation de la chaleur) et protéger ce dernier par une plaque isolante.
  • Ne remplir le réservoir que quand le poêle est éteint et froid.
  • Ne jamais bouger un poêle en fonctionnement ou encore chaud.
    Le manipuler avec précaution pour éviter les fuites de liquide combustible quand il s’agit d’un poêle à pétrole.  
    A noter que des modèles récents intègrent un système anti-écoulement qui arrête le matériel dès qu’il se renverse.
  • N’utiliser que du combustible approprié. Pour les poêles à pétrole, le combustible spécifique doit être employé. Interdiction de le remplacer par un autre produit inflammable.
  • Ne pas stocker les bidons de pétrole à côté du poêle, mais dans un local aéré et isolé de la zone habitable.
  • Ne pas placer ces appareils dans des pièces à volume restreint.

 

Convecteurs électriques et risque d’incendie

Les convecteurs électriques peuvent aussi potentiellement être la cause de départ de feu, notamment quand ils sont anciens ou quand les mesures de prévention ne sont pas respectées. Erreur très fréquente et qui peut avoir des conséquences dramatiques : faire sécher un torchon, une écharpe sur un radiateur électrique, ou simplement y déposer un journal ou un livre.

Si vous devez investir dans un radiateur mobile, préférez les équipements à bain d’huile ou à infrarouges, plus sécuritaires que les convecteurs classiques ou les radiateurs souffleurs (qui sont de surcroît forts consommateurs d’énergie).

Prévention incendie : 3 règles valables quel que soit votre appareil de chauffage mobile

  1. Il doit toujours être positionné à au moins 60 cm de tout élément inflammable.
  2. Ne pas laisser l'appareil sans surveillance pendant une période prolongée.
  3. Votre logement doit être obligatoirement équipé de détecteurs de fumée.

Risque N°2 des chauffages d’appoint : l’intoxication au monoxyde de carbone

Un poêle ancien non révisé ou de mauvaise qualité constitue un danger très sournois.
En effet, une mauvaise combustion peut être la source d’émanations toxiques (monoxyde de carbone), sans que les occupants ne s’en aperçoivent (puisque les émanations de gaz sont inodores).

Très dangereuses, ces dernières provoquent en premier lieu des maux de tête, nausées et vomissements. Le malaise arrive ensuite très vite avec une perte de conscience. Si la personne n’est pas sortie très rapidement des lieux, le risque de décès est important.

Intoxications au monoxyde de carbone : un véritable fléau chaque hiver

Les intoxications au monoxyde de carbone font plus de 3 000 victimes chaque année en France. Le CO est la première cause de mortalité accidentelle par toxicité en France.

Quelques conseils :

  • Toujours ventiler la pièce dans laquelle le poêle est situé. Ne pas obstruer les aérations.
  • N’acheter que des équipements homologués (certifications NF et CE) de marques reconnues pour leur compétence.
  • Toujours disposer un détecteur de monoxyde de carbone au sein de la pièce.

À savoir : certains poêles sont équipés d’un capteur qui prévient les intoxications respiratoires.

Risque N°3 des chauffages d’appoint : les brûlures graves

Les chauffages d’appoint peuvent dégager beaucoup de chaleur. Il convient donc de s’en méfier et d’éloigner absolument les enfants.

Attention également au risque d’explosion (défectuosité de l’appareil, fuite de gaz pour les poêles utilisant cette énergie).
À noter que certains poêles à gaz prévoient la coupure automatique du gaz si la flamme s’éteint ou si l’appareil subit un choc.

Risque N°4 des chauffages d’appoint : l’électrocution

Ce sont cette fois-ci les radiateurs électriques mobiles qui sont visés. Mal entretenus (fil dénudé par exemple) ou placés dans des situations dangereuses (pièces humides, présence d’eau à proximité), ils peuvent provoquer des électrocutions.

  • Attention donc à leur utilisation dans une salle de bains : toujours choisir des appareils avec un indice de protection adéquat (indice IP44 par exemple).
  • Dans tous les cas, toujours éloigner les chauffages électriques mobiles des sources d’eau : lavabo, douche, baignoire…
  • Vérifier que votre tableau électrique comporte un interrupteur différentiel 30mA. Il s’agit d’un appareillage modulaire qui vient se placer entre les disjoncteurs. Il vise à protéger les personnes contre les risques de chocs électriques.

En profiter pour faire réaliser un diagnostic de votre installation électrique.

À savoir

La norme française NF C15-100 est le référentiel pour la sécurité et le bon fonctionnement des installations électriques basses tension (entre 50 et 1 000 volts alternatifs) dans les bâtiments et les locaux d'habitation.

Les cheminées et poêles à bois sont aussi à risques

Les cheminées et poêles à bois constituent aussi des chauffages d’appoint, même si ces équipements ne sont pas mobiles.

Ils ne sont pas non plus sans danger. Lire aussi :

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(1) Le tarif ci-dessus a été calculé à titre indicatif pour une habitation n’étant pas équipée d’une piscine, d’installation produisant de l’énergie électrique, d’un mode de chauffage au bois, ne comportant pas de toiture vitrée ou translucide ni de véranda, ne comportant pas de dépendances : pour un appartement possédant une seule pièce de moins de 40 m² se situant en étage intermédiaire dont la surface totale est inférieure à 90 m2. Exemple d’un locataire souscrivant une assurance habitation pour sa résidence principale à Laval. Habitation n’ayant pas eu de sinistres au cours des 3 dernières années et n’ayant pas fait l’objet d’une résiliation par un assureur précédent. Cotisation mensuelle TTC du contrat Habitation MMA (CG410) formule Mini Prix, Essentielle et Confort au 27/08/2018.