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Assurance-vie : quelle fiscalité ?

Pour épargner en toute simplicité, des millions de Français choisissent l’assurance-vie. Alliant rendement, fiscalité avantageuse en cas de rachat et d’exonération de droits de succession en cas de décès(1). L’assurance-vie est l’une des solutions d’épargne les plus prisées. MMA fait le point sur cette fiscalité.

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Les contrats d’assurance-vie bénéficient d’une fiscalité avantageuse en cas de rachat, rente viagère, décès.
© Fuse/Thinkstock

Assurance-vie, fiscalité et rachat

Le montant de votre épargne est constitué d’une part, du capital investi, c’est-à-dire de vos versements (nets de frais sur versements et de frais de gestion annuels), et d’autre part des produits générés par ce capital (communément appelés intérêts ou plus-values).


Lorsque vous réalisez un rachat, celui-ci se compose également d'une part du capital et d'autre part des intérêts produits. Le capital investi est toujours exonéré d’impôt. Seule la part d’intérêts produits, comprise dans votre rachat (partiel ou total) est soumise à fiscalité et aux prélèvements sociaux.


La fiscalité(1) est fonction de la date à laquelle vos versements ont été réalisés : avant ou après le 27/09/2017(2) ainsi que de l’ancienneté du contrat.

Quelle fiscalité applicable à votre contrat d’assurance-vie en cas de rachat (retrait) ?


Pour les intérêts des versements effectués avant le 27/09/2017

Vous pouvez choisir entre deux modes d’imposition au moment du rachat, si vous êtes domicilié fiscalement en France :

  • Soit le montant des produits imposables est soumis au barème progressif de l'impôt sur le revenu.
  • Soit vous optez pour le prélèvement forfaitaire libératoire de :
    - 35 % si votre contrat a une durée moins de 4 ans.
    - 15 % si votre contrat a une durée entre 4 et 8 ans.
    - 7,5 % si votre contrat à une durée de 8 ans et plus.

Pour les intérêts des versements effectués à compter du 27/09/2017

Ils sont soumis à un prélèvement forfaitaire de :

  • 12,8 % pour les contrats d'une durée de moins de 8 ans.
  • 7,5 % pour les contrats d'une durée de 8 ans et plus.

Le taux de prélèvement forfaitaire de 12,8 % est appliqué par l'administration fiscale sur la fraction excédant le seuil de 150 000 euros de primes versées non remboursées(3) sur l'ensemble des contrats d'assurance-vie et de capitalisation, dont est titulaire le bénéficiaire des produits au 31 décembre de l'année précédant le rachat.


Le prélèvement forfaitaire est retenu par l'assureur sauf demande de dispense dûment formulée.
L'option pour l'imposition des produits (intérêts) au barème progressif de l'impôt sur le revenu est possible au moment de la déclaration annuelle des revenus. Cette option est globale pour tous les revenus des capitaux mobiliers et des plus-values mobilières.


À partir du 8e anniversaire de votre contrat, les intérêts produits attachés au rachat bénéficient d'un abattement annuel de 4 600 euros pour un contribuable célibataire, veuf ou divorcé ou de 9 200 euros pour un couple soumis à une imposition commune (tous contrats d’assurance-vie et de capitalisation confondus). L'abattement s'applique en priorité sur les intérêts produits attachés aux primes versées avant le 27 septembre 2017.



Prélèvements sociaux

Les intérêts produits des contrats d'assurance ou de capitalisation sont aussi soumis aux prélèvements sociaux dont le taux est de 17,20 % depuis le 1er janvier 2018.

(1) Selon la législation en vigueur.
(2) Hors contrats d'assurance-vie ou de capitalisation faisant l'objet d'un régime fiscal spécifique et des personnes domiciliées fiscalement hors de France notamment.
(3) Les primes versées non remboursées s'entendent des primes versées depuis l'origine du contrat après déduction de la part du capital remboursé en cas de rachat.

Cas d’exonérations d’impôts en cas de rachat total de votre contrat d’assurance-vie

Les intérêts produits par le contrat d’assurance-vie(4) (hors contrats d’épargne retraite PERP, Madelin, Madelin agricole) sont exonérés d'impôt sur le revenu en cas de dénouement du contrat faisant suite à la survenance d’un des événements listés ci-dessous :

  • Licenciement de l’adhérent ou de son conjoint ou de son partenaire de Pacte Civil de Solidarité (PACS), sous certaines conditions.
  • Retraite anticipée de l’adhérent ou celle de son conjoint ou de son partenaire de PACS.
  • De l'invalidité de l’adhérent ou de son conjoint ou du partenaire de PACS si celle-ci est classée dans la 2e ou 3e catégorie du Code de la sécurité sociale (article L 341-4 du code de la Sécurité sociale).
  • De la cessation d'activité non salariée de l’adhérent ou de son conjoint à la suite d'un jugement de liquidation judiciaire.
  • Sortie en rente viagère.

Pour les quatre premiers cas, pour bénéficier de l’exonération, la demande de rachat total doit intervenir jusqu’au 31 décembre de l’année qui suit la réalisation de l’un ces évènements. En revanche les prélèvements sociaux restent dus.

Assurance-vie : quelle imposition en cas de sortie en rente viagère ?

La rente viagère à titre onéreux (hors contrat d’épargne retraite PERP, Madelin et Madelin agricole) n’est imposable que sur une fraction de son montant, correspondant aux intérêts du capital.
Cette fraction varie selon votre âge au moment où vous commencez à percevoir votre rente :

  • 70 % si vous avez moins de 50 ans.
  • 50 % entre 50 et 59 ans.
  • 40 % entre 60 et 69 ans.
  • 30 % à partir de 70 ans.

Les rentes viagères sont soumises aux prélèvements sociaux au taux de 17,20 %, dont 7,50 % déductibles du revenu imposable.

Assurance-vie : comment s’appliquent les prélèvements sociaux ?

Les prélèvements sociaux de 17,20 % (depuis le 1er janvier 2018) sont perçus à la source par MMA Vie et reversés à l’administration fiscale. 

Ceux-ci sont prélevés :

  • Chaque année(4), sur les intérêts générés sur les contrats monosupports ou sur le support en euros des contrats multisupports (depuis le 1er Juillet 2011).
  • Sur les produits (plus-values) réalisés lors des sorties :
    - En cas de rachat total sur les contrats monosupports, et en cas de rachat partiel ou total sur les contrats multisupports.
    - Lors du règlement du capital en cas de décès.

(4) Hors contrats retraite à fiscalité PERP, Madelin, Madelin Agricole et hors contrats d’assurance-vie bénéficiant du cadre fiscal « Épargne handicap », et personnes domiciliées fiscalement hors de France pouvant produire les justificatifs en attestant.

L’assurance-vie et l’Impôt sur la Fortune Immobilière (IFI)

Depuis le 1er janvier 2018, les contrats d’assurance-vie et de capitalisation sont exonérés d’IFI sauf pour les unités de compte représentant des biens ou droits immobiliers. Le cas échéant, les contribuables soumis à l’IFI doivent déclarer la fraction de la valeur de rachat au 1er janvier représentative des actifs immobiliers imposables compris dans les unités de compte des contrats d’assurance-vie et de capitalisation suivant les dispositions du Code général des impôts.
Sont exclues de l’assiette de l’IFI les parts ou actions d’organisme de placements collectif en valeurs mobilières (OPCVM) investies à hauteur de moins de 20 % en immobilier, par un redevable détenant moins de 10 % de l’OPCVM.

Assurance-vie : quelle fiscalité en cas de décès ?

Les capitaux décès versés au(x) bénéficiaire(s) désigné(s) au contrat d’assurance-vie bénéficient d’un cadre fiscal privilégié. Pour les contrats souscrits à compter du 20/11/1991, la fiscalité applicable selon la législation en vigueur est la suivante :

  • Pour les capitaux correspondant à des versements effectués avant 70 ans (et après le 13/10/1998 : article 990 I du Code général des impôts), ils sont exonérés de taxation (hors prélèvements sociaux) à hauteur de 152 500 euros par bénéficiaire, tous contrats d’assurance-vie confondus souscrits par le même assuré.
    Au-delà de 152 500 euros, les sommes sont soumises à un prélèvement de 20 % puis pour la partie taxable excédant 700 000 euros à un prélèvement de 31,25 %.
  • Pour les versements effectués après 70 ans (article 757 B du Code général des impôts), ils sont soumis aux droits de succession selon le lien de parenté existant entre le bénéficiaire et l’adhérent (assuré), uniquement sur la fraction des primes versées excédant 30 500 euros par assuré, tous contrats d’assurance-vie confondus (hors primes versées à destination des bénéficiaires exonérés). Les produits générés par ces primes versées sont, quant à eux, exonérés de droits de succession.

Sont exonérés de cette fiscalité, le bénéficiaire ayant la qualité de conjoint de l’adhérent (assuré), de partenaire de PACS et sous certaines conditions limitatives (article 796-0 ter du Code général des impôts) de frère et/sœur domicilié avec l’adhérent (assuré).

Fiscalité de l’assurance-vie : les points à retenir

  • En cas de rachat à compter du 8e anniversaire du contrat : les produits bénéficient (hors prélèvements sociaux) d’un abattement annuel de 4 600 euros pour un célibataire, veuf ou divorcé et de 9 200 euros pour un couple soumis à une imposition commune, tous contrats d’assurance-vie confondus.
  • Une rente viagère à titre onéreux n’est imposable à l’impôt sur le revenu que sur une fraction de son montant.
  • En cas de décès, une exonération de droits de succession dans la plupart des cas, selon la législation en vigueur.

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Assurance vie MMA © Goodluz/Thinkstock

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