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Mal des transports : respirez, il y a des solutions !

Voyager, c’est souvent un plaisir. Sauf, bien sûr, si vous souffrez du mal des transports. Découvrez les raisons, les symptômes et surtout les astuces et remèdes pour vous défaire d’un mal qui touche les enfants comme les adultes.

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Des astuces simples à mettre en œuvre existent pour vaincre le mal des transports.
© iStock/gradyreese

Un mal « tout terrain »

Le mal de mer est très répandu. Pourtant, le mal des transports peut se manifester dans bien d’autres moyens de transports que les bateaux et ferrys :

  • en voiture, vous avez alors des difficultés à lire une carte, par exemple, quand le véhicule roule,
  • en autocar, surtout si vous êtes assis dans les rangées de sièges du fond,
  • en avion, les mouvements de l’appareil, associés à l’absence de visibilité sur l’extérieur, peuvent provoquer les symptômes,
  • et même en train, particulièrement si vous êtes installé dans un fauteuil en sens inverse de la marche.

Qui est concerné ?
Potentiellement tout le monde, mais nous ne sommes pas tous égaux face aux symptômes.

Si les enfants sont très sensibles au mal des transports, ce n’est pas le cas des plus petits, entre 0 et 2 ans. Leur cerveau encore en formation est beaucoup moins sensible aux conflits de perception à l’origine du mal des transports.

Mal des transports : comment ça marche ?
Pour les scientifiques et les médecins, le mal des transports s’appelle la « cinétose ».
Il se déclenche lorsque l’organisme analyse un conflit sensoriel entre trois sources d’information :

  • la vue, qui enregistre le mouvement,
  • l’oreille, qui enregistre l’immobilité et les accélérations,
  • la perception profonde, enregistrée par les multiples capteurs dans les muscles ou la peau, qui fournit la perception de notre corps dans l’espace.

C’est lorsque notre cerveau observe un décalage entre la vue et l’oreille ou la perception profonde, qu’apparaît le conflit à l’origine du mal des transports. Il n’est donc pas étonnant que plus la route est tortueuse, la mer agitée et le ciel turbulent, plus les symptômes sont susceptibles d’apparaître ou de s’intensifier.

Mal des transports, quels symptômes ?

Le sentiment de malaise provoqué par le mal des transports peut se traduire par :

  • une sensation d’inconfort dans la partie haute du ventre,
  • le dégoût pour la nourriture,
  • des nausées,
  • des sueurs froides,
  • la pâleur du visage,
  • de l’hypersalivation,
  • des vomissements,
  • une respiration accélérée,
  • des maux de tête,
  • des vertiges - plus rarement  -,
  • de la fatigue,
  • et, chez l’enfant, des pleurs, de l’agitation et des bâillements.

Dans la plupart des cas, ces symptômes disparaissent quelques minutes après l’arrêt du véhicule, avion ou train. Ils diminuent également au fil des trajets, et au bout de deux à trois jours s’il s’agit d’un voyage en étapes.

Mal des transports, comment s’en défaire ?

Avant de partir

  • Prenez une collation ou un repas léger, sans alcool.
  • Choisissez, si possible, une place où l’impression de mouvement est moindre :
    • en voiture, le siège passager avant du véhicule, ou la place du milieu à l’arrière ;
    • en train, dans le sens de la marche, côté fenêtre - réservation possible selon ces critères sur sncf.com -,
    • en avion, un siège au milieu de l’appareil, au niveau des ailes - à demander lors de la réservation -,
    • en car, le siège le plus à l’avant possible,
    • en bateau, une cabine située au milieu du bâtiment.

Pendant le trajet

  • Faites des haltes fréquentes lorsque vous voyagez en voiture. Si vous voyagez en car, profitez de chaque arrêt pour faire quelques pas et respirer au grand air.
  • En marche, fixez l’horizon, à l’extérieur du véhicule ou du train, pour aider votre cerveau à anticiper les trajectoires.
  • Essayez de vous détendre, en adoptant une respiration profonde et relativement lente, et en détournant votre attention, avec de la musique par exemple.  
  • Maintenez votre tête, avec un coussin ou un appui-tête, pour limiter au maximum la sensation de mouvement.

À éviter !
Partir le ventre vide ou, à l’inverse, chargé d’un repas trop copieux et arrosé. Lire ou regarder l’écran de son smartphone, de sa tablette ou de son ordinateur portable. S’assoir au fond du car.

Quand les symptômes surviennent

  • Fermez les yeux pour limiter le décalage entre la perception visuelle et celle de l’oreille.
  • Essayer de prendre l’air : ouvrez les fenêtres de la voiture, ou mieux encore faites une pause. En bateau, montez sur le pont si le temps le permet.

Remèdes naturels de grands-mères globes-trotteuses

Ces remèdes ne marchent pas à tous les coups, ni avec tout le monde, mais rien ne vous empêche de les tester.

  • Acupuncture. Il existe des bracelets anti-nausées à porter au poignet qui permettraient d’appuyer sur certains points stratégiques.
  • Basilic. Un petit bouquet frais à respirer pendant le trajet agirait contre la nausée.
  • Citron. Coupez-le en deux et respirez, cela fonctionne de manière générale contre la nausée.
  • Eau de mélisse. Ce mélange de plantes médicinales et d’épices apaisantes aurait des vertus digestives. Versez trois à quatre gouttes d’eau de mélisse sur un sucre, ou diluez-les dans un verre d’eau. Attention, ce remède est réservé aux adultes.
  • Gingembre en poudre. Diluez le gingembre dans de l’eau une heure avant le départ. Vous pouvez aussi le consommer en tisane que vous emportez dans un thermos.
  • Homéopathie préventive. De nombreux produits homéopathiques à base de plante et huiles essentielles permettent de prévenir et réduire les symptômes : Cocculine, Gelsemium, Petroleum, Nux Vomica, par exemple.
  • Menthe. En bouquet à respirer, en bonbons, en pastilles, en alcool sur un sucre… la menthe a bien des vertus contre la nausée.
  • Persil. Comme le basilic, une petite branche fraiche à respirer peut permettre d’atténuer les nausées.
  • Sparadrap : oui, un morceau de sparadrap à coller sur le nombril ! Scientifiquement, rien n’explique cette solution surprenante. Pourtant, certaines personnes sujettes au mal des transports jurent que ça marche. À vous de voir !

En cas de forte gêne, opter pour un traitement préventif 

Si les symptômes persistent ou occasionnent une gêne trop importante, vous pouvez prendre un traitement préventif.

  • Certains médicaments sont délivrés sans ordonnance : dans tous les cas, demandez conseil à votre pharmacien.
  • D’autres médicaments pourront vous être prescrits en consultation, par votre médecin traitant.

Mal des transports, les chiens et chats aussi !

Certains animaux souffrent également du mal des transports, surtout les plus jeunes dont l’oreille interne n’est pas achevée. L’anxiété peut aussi être à l’origine des symptômes - bâillements, halètements, gémissements synonymes de stress, hypersalivation, vomissements, diarrhées ou mictions -, ou les amplifier.

Que faire pour atténuer ces symptômes ?

  • Habituer très progressivement l’animal aux déplacements.
  • Lui proposer des repas légers dans les quarante-huit heures précédant le départ.
  • Éviter de le nourrir juste avant de partir.
  • En voiture, adopter une conduite en douceur, aérer le véhicule et faire des pauses fréquentes. 
  • En cas de symptômes importants, prendre conseil auprès d’un vétérinaire pour envisager un traitement médicamenteux classique ou naturel.

Manèges, jeux vidéo, cinéma : mêmes causes, mêmes effets

Un tour de manège, la simulation de mouvement d’un jeu vidéo ou la projection d’un film sur grand écran - particulièrement en trois dimensions ou avec effets « caméra à l’épaule » - peuvent déclencher des symptômes identiques au mal des transports, surtout chez les jeunes enfants. À cela, rien d’étonnant, puisque comme en voiture ou en bateau par exemple, des informations contradictoires sont là aussi adressées au cerveau.

Que faire alors ? Fermer les yeux, respirer profondément et si possible changer d’activité, au moins pour un temps. 

LIEN UTILE

L’Assurance Maladie vous propose un dossier « Mal des transports » complet, composé notamment d’un volet « Traitement » basé sur les recommandations officielles de l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé, ou ANSM.

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