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Faire construire sa maison : prévoir les frais annexes et anticiper son budget

Le terrain et la maison sont les deux postes importants d’un projet de construction. Cependant, de nombreux frais annexes peuvent augmenter le prix de votre achat immobilier et représenter une somme conséquente. Voici les principales dépenses liées à la construction à anticiper.

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Quand vous faites construire votre maison, de nombreux frais annexes peuvent augmenter le prix de votre projet immobilier.
© Shutterstock

Avant la construction : les frais liés au terrain

Frais de notaire liés au terrain
Au prix du terrain lui-même (de 53 800 à 143 800 euros en moyenne, suivant les régions(1)), vous devrez ajouter des frais de mutation.
Improprement appelés « frais de notaire » (en réalité, ils comprennent majoritairement des impôts et des taxes), ils sont différents pour une parcelle achetée à un particulier et celle achetée à un professionnel.
Dans le premier cas, la vente est soumise aux « droits d’enregistrement », estimés à environ 8% du prix de vente. Dans le second, vous bénéficiez de frais réduits, représentant de 2 à 3% du prix.

Frais de bornage et de viabilisation du terrain
Si vous achetez un terrain en « diffus », c’est-à-dire hors lotissement, vous devez le faire borner et viabiliser.
Le bornage coûte alors de 1 000 à 1 500 euros. Le raccordement aux réseaux d’eau, d’électricité, de gaz et de téléphone, représente, quant à lui, en moyenne, de 10 à 20% du prix de la parcelle.
Vous pouvez également être amené à réaliser une étude de sol pour vérifier que celui-ci est homogène et stable. Pour cela, comptez entre 1 500 et 3 000 euros de dépenses.


À noter
Si vous avez acheté le terrain par l’intermédiaire d’un agent immobilier, vous devez lui verser une commission. Celle-ci s’élève, en moyenne entre 5 et 7% du prix de vente du bien immobilier.


Avant la construction : les frais d’emprunt

Financer la construction d’une maison à crédit entraîne des dépenses spécifiques : frais de dossier, frais d’assurance décès-invalidité et frais de garanties.
Selon les cas, il pourra s’agir de la caution d’un organisme spécialisé, d’une hypothèque ou encore d’une Inscription de Privilège de Prêteurs de Deniers (IPPD).
Ces deux dernières garanties nécessitent un acte notarié, dont les frais sont à votre charge. Des simulateurs Internet vous permettent de les évaluer (par exemple, sur le site de l’Anil).

Pendant la construction : les frais liés aux travaux et à l’aménagement

Le prix moyen d’une maison (hors terrain) est de 159 800 euros pour 121 mètres carrés habitables(1). Cependant, il peut être multiplié par trois ou quatre pour une réalisation haut de gamme. À ce budget conséquent, vient s’ajouter un certain nombre de taxes et frais annexes.

Les honoraires de l’architecte ou du maître d’œuvre
Si vous faites appel à un professionnel (architecte ou maître d’œuvre) pour concevoir votre projet, trouver les entreprises et suivre le chantier, prévoyez des honoraires représentant entre 8 et 12% du coût de la construction.

La taxe d’aménagement
C’est la taxe plus connue. Elle remplace la taxe locale d’équipement depuis le 1er mars 2012.
Son montant est calculé selon la formule suivante : surface X valeur forfaitaire (799 euros par m² en Ile-de-France et 705 euros ailleurs) X taux fixé par la collectivité territoriale (commune, département, région).
Un simulateur en ligne, sur le site du Ministère de la cohésion des territoires vous permettra d’évaluer la somme à débourser.

La Participation au financement de l’Assainissement Collectif
Dans les communes dotées d’un réseau de tout-à-l’égoût, vous devez vous acquitter d’une Participation pour le financement de l’Assainissement Collectif (PAC). Son montant, fixé par la commune, est plafonné à 80% du coût de la fourniture et de la pose de l’installation.
Lorsque vous ne pouvez pas être relié au tout-à-l’égoût, vous devrez faire installer un dispositif d’assainissement non collectif. Il vous coûtera au minimum 10 000 euros.
Lorsque la surface construite est inférieure au Seuil Minimal de Densité (SMD) institué par la ville, vous pourrez être amené à effectuer un Versement pour « Sous-Densité » (VSD) qui ne pourra pas excéder le quart de la valeur vénale du terrain.

L’assurance dommages-ouvrage
Lorsque vous faites construire votre maison, vous en êtes le maître d’ouvrage. Dès lors, vous devez souscrire une assurance dommages-ouvrage.
Celle-ci vous garantit contre d’éventuels désordres, relevant de la garantie décennale (grosses fissures, infiltrations d’eau...). Son coût oscille entre 2 et 3% du montant du chantier.

Les frais d’aménagement intérieur et extérieur de la maison
Pensez également aux frais d’aménagement qui peuvent rapidement faire grimper la facture finale.
Certains constructeurs proposent des prestations réduites avec des matériaux d’entrée de gamme. Il faudra parfois compléter l’apport initial pour avoir une cuisine ou une salle de bains adaptée à vos attentes et à vos goûts. Comptez alors un complément financier d’environ 15 000 euros pour une cuisine et de 10 000 euros pour une salle de bain haut de gamme.
Si vous souhaitez un revêtement de sol ou mural un peu cossu, comptez autour de 300 euros par mètre carré.

À savoir aussi

Les extérieurs (portail, allée, aménagement du jardin…) ne sont pas toujours compris dans le prix et ils représentent de 7 à 10% de la valeur de la maison.

Après la construction : les frais liés à la détention du bien

LES TAXES ASSOCIÉES À LA DÉTENTION DU BIEN IMMOBILIER

Lorsque vous êtes propriétaire, vous devez vous acquitter de nombreuses taxes. Parmi elles :

  • La taxe foncière.
  • La taxe d'habitation qui comprend désormais la contribution à l'audiovisuel public.
  • La taxe ou la redevance d'enlèvements des ordures ménagères.
  • La taxe de balayage (dans certaines villes).
  • La taxe de vidange perçue par les associations syndicales constituées d'offices des vidanges.

La taxe spéciale d'équipements des établissements publics fonciers (dans certaines villes).

Après avoir emménagé, vous allez payer des impôts locaux dont le montant varie d’une ville à l’autre. Ils sont dus, pour l’année entière, pour le logement dont vous êtes propriétaire au 1er janvier de l’année d’imposition.

Les principaux impôts sont la taxe foncière (les constructions neuves peuvent bénéficier d’une exonération totale ou partielle pendant deux ans, renseignez-vous auprès de la mairie) et la taxe d’habitation.

Suivant les communes, vous devrez aussi vous acquitter d’une taxe ou redevance d’enlèvement des ordures ménagères (TEOM ou REOM) et d’une taxe de balayage. La TEOM est calculée sur la moitié de la valeur locative cadastrale, quelle que soit l’utilisation que vous faites du service d’enlèvement des ordures, alors que la redevance est due uniquement si vous l’utilisez.


À savoir
La taxe d’habitation est due même si vous n’occupez pas le logement ou si vous n’y effectuez que de courts séjours. De plus, certaines communes peuvent décider de majorer les taux applicables aux résidences secondaires.


Tous ces frais peuvent vite représenter une somme importante. Pensez à en tenir compte lorsque vous montez votre plan de financement.

(1) Source : Commissariat Général au Développement Durable (CGDD) / Octobre 2016.

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