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Prendre sa retraite à l’étranger

Prendre sa retraite à l’étranger, vous êtes nombreux à y penser. Et vous êtes également nombreux à avoir franchi le
pas : environ 1 retraité français sur 10 réside à l’étranger, soit plus de 1,5 million de personnes(1). Toutefois, cette décision ne s’improvise pas et demande un minimum de préparation. Nos conseils pour savoir comment prendre sa retraite à l’étranger, tout en continuant à percevoir sa pension.

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Passer sa retraite à l’étranger, c’est une idée séduisante. Il y a néanmoins quelques formalités à respecter.
©iStock

Toucher sa retraite à l’étranger, c’est possible !

C’est décidé, vous allez prendre votre retraite à l’étranger
Bonne nouvelle : vous pouvez continuer à percevoir vos pensions de la part de votre organisme de retraite français(2). Mais pour cela, il est nécessaire d’en avertir votre Caisse de retraite. Préférez d’ailleurs le faire avant votre départ afin de prendre connaissance des modalités de paiement existantes dans votre nouveau pays d’adoption, ainsi que des justificatifs à fournir.

ASPA ET ASI : LA FIN DU VERSEMENT EN CAS DE RETRAITE A L’ÉTRANGER

L’Allocation de Solidarité aux Personnes Agées (ASPA) et l’Allocation Supplémentaire d’Invalidité (ASI) sont soumises à condition de résidence en France. Autrement dit, vous ne pourrez plus les percevoir si vous choisissez de passer votre retraite à l’étranger.

La condition pour toucher sa retraite à l’étranger

Une fois installé, vous devez communiquer votre nouvelle adresse à votre caisse de retraite primaire et complémentaire. Celles-ci vous adresseront alors un imprimé permettant la poursuite du paiement de vos pensions. Toutefois, une condition est ensuite à remplir pour continuer à toucher votre retraite à l’étranger : prouver que vous êtes toujours en vie. 

Certificat de vie
Pour cela, il est nécessaire de faire remplir un certificat de vie par l’autorité compétente de votre pays d’accueil, telle que la mairie, l’ambassade ou le commissariat local. Ce document – qui permet d’informer vos différents organismes de retraite – doit être transmis chaque année. 
Si l’envoi postal est possible, il est généralement plus simple d’utiliser le service en ligne « Ma retraite à l’étranger ». Il vous permet de télécharger le certificat de vie, avant de le transmettre par voie électronique une fois qu’il est complété. Ce service est accessible sur :

  • Info-retraite.
  • lassuranceretraite.fr.
  • retraitesolidarite.caissedesdepots.fr.
  • et agirc-arrco.fr.

AVEZ-VOUS PENSE A TOUT AVANT DE PARTIR ?

Si vous décidez de prendre votre retraite à l’étranger, n’oubliez pas que différentes démarches administratives vous attentent. Fermeture éventuelle du compte bancaire, vente de votre logement, obtention d’un permis de conduire local, inscription consulaire… autant de formalités à anticiper.

Retraite à l’étranger : les conditions de la couverture santé

Le saviez-vous ? 
Vos dépenses de santé dans votre pays d’accueil peuvent être prises en charge par l’Assurance maladie. En cas de retraite à l’étranger, deux conditions doivent toutefois être respectées pour en bénéficier :

  1. Être titulaire d’une retraite du régime général.
  2. Et vivre à long terme au sein d’un pays membre de l’Union européenne (UE), de l’Espace économique européen (EEE), ayant signé une convention avec la France(3) ou en Suisse.

Si vous remplissez ces deux conditions, pensez à demander le formulaire E 121/S1 à votre caisse de retraite, vous permettant de vous inscrire auprès de l’organisme d’Assurance maladie de votre nouveau lieu de résidence. Selon les pays, il sera ensuite généralement nécessaire – pour bénéficier d’un remboursement — de réaliser une demande d’attestation de droit aux soins de santé auprès de l’organisme de votre pays d’adoption.


11 pays ont signé une convention avec la France
Une couverture maladie locale est également accessible aux retraités expatriés dans l’un des onze pays avec lesquels la France a signé une convention bilatérale de Sécurité sociale (Maroc, Tunisie…). 
Cet accord vous permet de ne pas payer de cotisation sur place, la France prélèvant déjà une cotisation d’assurance-maladie sur votre pension.


Si les conditions de remboursement santé du système local ne sont pas suffisantes au regard des frais de soins dans le pays, vous pouvez choisir d'adhérer à la Caisse des Français de l’étranger (CFE). Cet organisme vous garantit, moyennant le paiement d’une cotisation, la même protection que l’Assurance-maladie dans l’Hexagone, Vous pouvez également opter pour une assurance complémentaire santé, auprès d’une compagnie partenaire de la CFE ou encore auprès d’un assureur privé.


Et dans le cas d’un séjour temporaire en France ? 
Bien que vous passiez votre retraite à l’étranger
, vous retrouvez l’intégralité de vos droits à l’Assurance maladie si vous réalisez des dépenses de santé dans l’Hexagone.

Fiscalité et retraite à l’étranger : un cadre avantageux

La fiscalité en cas de retraite à l’étranger connaît également plusieurs subtilités. Vous continuez à payer vos impôts en France si :

  • Vous vivez en France plus de 183 jours par an.
  • Uu si votre foyer et vos intérêts économiques sont installés dans l’Hexagone.

Dans le cas contraire, votre régime d’imposition dépendra de la convention fiscale que votre pays d’accueil a signée avec la France. Pour effectuer votre déclaration de revenus, pensez d’ailleurs à télécharger un relevé des mensualités via le service « Ma retraite à l’étranger ».

Autre particularité de la fiscalité lors d’une retraite à l’étranger 
Vous êtes exonéré de prélèvements sociaux sur votre pension de retraite, à savoir la CSG (Contribution Sociale Généralisée), la CRDS (Contribution pour le Remboursement de la Dette Sociale) et la Casa (Contribution de solidarité pour l’autonomie). 
En revanche, il est probable qu’une cotisation d’Assurance maladie soit prélevée sur votre pension, dont le taux va principalement dépendre de votre régime de retraite.

Le choix ne manque pas pour prendre sa retraite à l’étranger

Où passer sa retraite à l’étranger ? 
Une question que vous êtes nombreux à vous poser à l’approche de la fin de votre carrière professionnelle. 
En règle générale, le choix de la destination se fait selon 4 critères principaux : la fiscalité en vigueur, la qualité de vie, la météo et l’ancrage avec le pays. 
Dans ces conditions, il n’est pas étonnant que le trio de tête soit :

  1. L’Algérie (abritant 360 000 retraités français).
  2. L’Espagne (178 000)
  3. Le Portugal (175 000)(4)(5).

 

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Il est également conseillé de faire un point sur la protection de votre patrimoine.
En effet, en cas de décès d’un Français expatrié à l’étranger, sa succession obéit aux lois successorales du pays de résidence et ce pour l’ensemble de ses biens.  

Ainsi, pour bien préparer votre départ et partir l’esprit plus tranquille, prenez rendez-vous avec votre assureur.

(1) Source : Les retraités et les retraites — DREES — 2018
(2) Sous conditions et à l’exception de l’ASPA et de l’ASI, soumises à condition de résidence en France.
(3) Les États ayant signé une convention avec la France en matière de droit aux soins sont l’Algérie, Andorre, les pays de l’ex-Yougoslavie (Bosnie, Kosovo, Macédoine, Monténégro et Serbie), le Maroc, la Nouvelle-Calédonie, la Polynésie française, la Tunisie et la Turquie.
(4) Nombre de retraités résidant hors de France et étant prestataires du régime général.
(5) Source : Résidence des retraités — Cnav — 2018