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Conduite : les médicaments les plus dangereux au volant

Prendre la route sous l'effet d'un médicament peut altérer la vigilance, favoriser la somnolence et entraîner des comportements à risque.

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Les médicaments que vous prenez sont-ils dangereux pour la conduite ? Vérifiez le pictogramme d’avertissement sur votre boîte de médicaments.
© iStock

Un médicament sur trois présente un risque pour la conduite

Sur 9 000 produits pharmaceutiques actuellement commercialisés en France, environ 3 000 présentent un risque pour la conduite(1).  

Un risque qui est loin d'être hypothétique… 3,3 % des accidents corporels auraient un lien avec la consommation de médicaments de niveau 2 et 3(2) - soit les médicaments qui présentent un risque pour la conduite -.

  • Les sédatifs  – tranquillisants, anxiolytiques, somnifères – sont les plus dangereux, en raison du risque de somnolence et de perte de réflexe : sous leur emprise, le risque d'accident serait de 2 à 5 fois plus élevé.
  • Mais d’autres médicaments présentent également, à des degrés divers, une certaine dangerosité : anti-infectieux, anti-inflammatoires, antirhumatismaux, antalgiques, antiparkinsoniens, myorelaxants, antispasmodiques, anesthésiques, antidiabétiques, etc.

(1) Selon l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé, ANSM.
(2) Selon l’étude
Cesir-A publiée en 2010 portant sur plus de 70 000 conducteurs impliqués dans un accident corporel entre 2005 et 2008, réalisée à la demande de l'Afssaps, l'Inserm, la Caisse nationale d'assurance maladie des travailleurs salariés (CNAMTS) et l'Institut national de recherche sur les transports et leur sécurité (Inrets).

Les effets possibles des médicaments sur la conduite

Ces effets peuvent être nombreux :

  • Désinhibition, euphorie, trop grande confiance en soi pouvant entraîner une conduite à risque ;
  • Somnolence, fatigue, perte de réflexes ;
  • Troubles de la vision ;
  • Troubles du comportement - hallucinations, confusion, agitation, etc. ;
  • Vertiges, malaises, tremblements, pertes d'équilibre.

À savoir

En raison du cumul de pathologies et de traitements, plus vous êtes âgé, plus la vigilance est requise. L'âge et l'affaiblissement physique ont de surcroît tendance à amplifier les effets secondaires.

Règle d'or : vérifier les pictogrammes des médicaments avant de conduire

Si vous êtes sous traitement, avant de prendre le volant vérifiez si un pictogramme figure sur la boîte d’emballage de votre médicament. Si c’est le cas, il présente un risque pour la conduite.

Les médicaments sont classés en trois catégories :

  • Auto-soyez-prudent.jpg: le risque sur la conduite est plutôt faible. Lisez la notice pour être informé des risques et faites une rapide vérification de votre état. Si vous avez le moindre symptôme, renoncez à conduire.
  • Auto-soyez-tres-prudent.jpg: le risque est important. Adressez-vous à un professionnel de la santé pour savoir si votre état est compatible avec la conduite. Les antidépresseurs, antidouleurs, tranquillisants, ou certains médicaments contre le diabète, la maladie de Parkinson et l'épilepsie sont par exemple contre-indiqués. Si l’on doit prendre la route, mieux vaut se faire accompagner.
  • Auto-danger-ne-pas-conduire.jpg: la conduite est strictement déconseillée et la consultation d'un médecin est nécessaire pour reprendre le volant. Sont concernés ici les somnifères, mais aussi de nombreux tranquillisants et neuroleptiques, les anesthésiques généraux ou les collyres provoquant une dilatation de la pupille.

Pour consulter la liste des médicaments de niveaux 2 et 3 : www.legifrance.gouv.fr
L’arrêté du 13 mars 2017 étend la liste des médicaments présentant des risques lors de la conduite d’un véhicule.

Médicaments et conduite : nos conseils

Certains médicaments peuvent altérer la conduite durant quelques heures ou plusieurs jours… Vérifiez auprès d'un médecin, à la fin du traitement, que tout est rentré dans l'ordre.

Pour éviter une mauvaise surprise, avalez toujours vos médicaments avec un verre d'eau. Le jus de pamplemousse, le jus d'orange ou la compote peuvent en effet altérer leur absorption et leur élimination.

  • Faites confiance à vos proches : il est difficile de juger de sa propre capacité à conduire, a fortiori si les médicaments ont pour effet de vous rendre trop sûr de vous!
  • Soyez particulièrement vigilant au début des traitements et lors de leur arrêt. Au début, parce que c'est le moment où les effets "nocifs" des médicaments peuvent être les plus marqués. Et après le traitement, parce que des signes de sevrage - nervosité, anxiété, malaise - peuvent apparaître.
  • N'associez jamais médicaments et alcool. En cas de prise d’un médicament qui altère la conduite, si vous avez bu une quantité modérée d'alcool, vous pouvez quand même être hors d'état de conduire.

Pour en savoir plus

La brochure de l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé – ANSM –, anciennement Afssaps, fait le point sur la question, avec un quiz pour tester vos connaissances.

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