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Page mise à jour le 20/02/2026

Troubles du sommeil : comment bien dormir à nouveau ?

Comment retrouver des nuits paisibles ? Plus qu’une question, c’est un véritable enjeu de santé publique. En effet, 45 % des Français souffrent d’au moins un trouble du sommeil(1). Pourtant, la qualité de nos nuits est la clé de voûte de notre bien-être : il influence directement notre mémoire, notre humeur, notre concentration et notre santé. Comprendre les difficultés à dormir permet d'adopter les bons réflexes d'hygiène de vie et de prévenir les risques liés au manque de repos. Découvrez comment reprendre le contrôle de vos nuits et améliorer votre qualité de vie.

Sommaire

Le sommeil des Français : un état des lieux     

Vous avez du mal à dormir ? Vous vous réveillez souvent la nuit ? Ce phénomène peut trouver son origine dans trois principaux facteurs. 

1. Nous dormons moins 

En 50 ans, le temps de sommeil moyen en France a diminué de 1h30(2). Un Français sur cinq dort aujourd’hui moins de 6h par nuit(2). Ce qui peut sembler anecdotique est pourtant loin de l’être, dans la mesure où la durée minimale pour bien récupérer est de 7 heures en moyenne.

2. Nous avons une « dette de sommeil »

À force de négliger nos besoins physiologiques, nous accumulons un manque de repos chronique.                

3. Nous ne sommes pas tous égaux en matière de sommeil

Si les femmes sont plus nombreuses à souffrir d’insomnies (37,7 % en moyenne contre 27,2 % pour les hommes(3)), on observe également une légère érosion du sommeil avec les années. À titre d'exemple, les 50-59 ans dorment en moyenne 7h16 par 24h, contre 7h53 pour les 18-29 ans(3).

Les différents troubles du sommeil     

Pour bien dormir, notre premier conseil est d’identifier la nature des difficultés rencontrées :     

  • Les troubles du rythme du sommeil : Il s'agit d'un décalage entre votre horloge interne et le cycle naturel jour/nuit. Cela rend l'endormissement ou le réveil difficiles aux heures souhaitées. Si vous décalez votre coucher de plus de 2h le week-end, vous subissez un « jet lag social »(4) qui perturbe votre organisme.
               
  • Les insomnies : qu’elles soient chroniques ou transitoires - selon qu’elles durent plus ou moins de 3 semaines - les insomnies correspondent à un sommeil de mauvaise qualité, insuffisant et non récupérateur. Un trouble du sommeil dont 1/3 des adultes déclare souffrir en France(3).     
     
  • L’apnée du sommeil : ce syndrome provoque des arrêts respiratoires de plus de 10 secondes durant la nuit. Il fragmente le sommeil par des micro-réveils incessants, entraînant une fatigue intense au réveil. Près de 1,8 million de Français sont actuellement traités pour ce trouble(5).
                                                                        
  • Les jambes sans repos : touchant près de 10 % des Français(6), ce syndrome se traduit par un besoin irrépressible de bouger les jambes. Il naît d’une sensation inconfortable dans les membres inférieurs, compliquant ainsi l’assoupissement et engendrant un trouble du sommeil plus ou moins marqué selon les personnes. 
     
  • La narcolepsie : ce trouble neurologique chronique de l’éveil touche près de 20 000 personnes en France(7). Il se manifeste par des accès soudains et incontrôlables de sommeil, survenant plusieurs fois par jour. C’est un trouble à la fois rare et handicapant, qui peut considérablement impacter la qualité de vie personnelle et professionnelle.

Mal dormir peut avoir des conséquences insidieuse sur notre santé

  • +28 % de risque de diabète de type 2 en dormant moins de 6h(1) ;     
  • +55 % de risque d’obésité chez l’adulte(1) ;
  • Développement précoce de certaines maladies neurodégénératives (1) ;                               
  • Impact sur l’équilibre mental : 37 % des personnes anxieuses et 40 % des personnes dépressives sont plus somnolentes(8).

Bien que cela soit plus difficile à chiffrer, les troubles du sommeil semblent accroître également les risques de cancer, de maladies cardiovasculaires et d’AVC. D’où l’importance de ne pas les prendre à la légère et de réagir tôt.

9 conseils pour bien dormir

  • Limitez les écrans le soir 
    Les écrans retardent l’endormissement et aggravent les insomnies(8). Mettez donc en place un « couvre-feu digital » une heure avant de vous coucher. Évitez également les lumières bleues et LED qui sont excitantes et exposez-vous en journée à la lumière naturelle.        
           
  • Surveillez votre alimentation et vos boissons
    Ne consommez pas de boisson caféinée ou énergisante (thé, café, soda, etc.) pendant les 4 à 6h précédant le coucher. Pas d’alcool non plus le soir car il favorise les réveils nocturnes et, si possible, pas de cigarette car la nicotine est un stimulant. De plus, la qualité de votre repas du soir peut nettement influencer votre sommeil. Un dîner riche en calories, en graisses, et pauvre en glucides lents peut rendre la digestion difficile et perturber l’endormissement. Mais n’allez pas au lit non rassasié pour autant !
     
  • Trouvez un rythme de sommeil adapté et régulier
    Il est préférable d’aller se coucher à la même heure tous les soirs et au moins 2h après le dernier repas, pour se réveiller à la même heure le lendemain. Il est particulièrement recommandé de s’imposer un rythme la semaine, de prévoir des activités et un planning pour la journée. Le week-end, vous pouvez éteindre votre réveil et en profiter      pour vous lever un peu plus tard. Veillez toutefois à ne pas instaurer un décalage trop important entre vos nuits de la semaine et celles du week-end pour ne pas altérer la qualité de votre sommeil. 
     
  • Pratiquez une activité sportive en journée mais pas le soir
    L’exercice physique régulier améliore la qualité du sommeil. Toutefois, le mieux est d’éviter le sport le soir en respectant une période calme avant le coucher. En effet, dans les dernières heures de la journée, l’organisme se prépare doucement à dormir, la température du corps s’abaisse et le rythme cardiaque ralentit. Pratiquer un sport en fin de journée stimule le corps au moment où il devrait commencer à se détendre.
      
  • Soignez votre environnement de sommeil
    Dormir dans une pièce bien aérée est plus confortable et favorise l’endormissement. Essayez de maintenir la chambre à 19°C, une température idéale pour un sommeil réparateur.
     
  • Préparez un rituel de coucher
    Favorisez une période relaxante avant le coucher. Choisissez des activités calmes (lecture, exercices de relaxation) et bannissez absolument toute activité cérébrale qui stimule le cerveau (travail, jeux, contenus anxiogènes).

    → Voir les applications qui aident à bien dormir
     
  • Ne luttez pas contre les signes de fatigue
    Clignements des yeux, paupières lourdes, bâillements : ce sont des signes de fatigue à ne pas ignorer ! N’attendez pas trop longtemps après les avoir ressentis, vous risqueriez de rater le bon moment pour vous endormir.
     
  • En cas de somnolence en journée, n’hésitez pas à faire de courtes siestes
    F aire une sieste d’environ 20 minutes est idéal et peut être réparateur en cas de manque de sommeil.
     
  • Si les troubles persistent, consultez un médecin
    Si, malgré ces bonnes habitudes, votre manque de sommeil persiste, n’hésitez pas à consulter un médecin. En partenariat avec Santéclair, MMA propose également à ses assurés santé un programme sommeil personnalisé en ligne.

    → En savoir plus sur le programme sommeil MMA

Questions/Réponses - FAQ

  • Qu’est-ce qu’un cycle de sommeil ?

    Le sommeil est constitué de plusieurs cycles (environ 4 à 6), plus ou moins longs selon l’âge. Pour un jeune adulte, par exemple, chaque cycle dure environ 90 min. 

    Un cycle est composé de plusieurs phases : le sommeil léger, puis profond et enfin paradoxal. Respecter ces cycles et leurs phases, sans interruptions trop régulières, est essentiel pour préserver une bonne qualité de sommeil.

  • Est-ce grave de se réveiller fatigué malgré une nuit complète ?

    Une fatigue au réveil et durant la journée, malgré une nuit complète, peut révéler différents troubles :      

    • La somnolence diurne, qui se manifeste par un besoin irrépressible de dormir durant la journée. Quand elle est excessive et devient quasi quotidienne, elle peut être gênante voire représenter un danger réel, augmentant les risques d’accident de la route ou du travail, et engendrer des difficultés sociales ;
    • L’asthénie : contrairement à une lassitude passagère, il s’agit d’un état de fatigue persistant qui ne disparaît pas avec le sommeil ou le repos .

    Si votre fatigue persiste malgré une durée de sommeil satisfaisante et un rythme de vie équilibré, n’hésitez pas à consulter un médecin ou un spécialiste.

  • Que faire en cas de réveil nocturne ?

    S’il vous arrive souvent de vous réveiller la nuit, analysez ces épisodes. Dans quel état vous réveillez-vous ? Combien de fois par nuit ? Le réveil est-il définitif ? Selon ces facteurs, il peut vous être plus ou moins facile de vous rendormir. Si vous le pouvez, relaxez-vous : le sommeil peut revenir plus aisément. Si au contraire vous êtes en forme, vous pouvez changer de pièce, boire une tisane ou pratiquer une activité relaxante comme la lecture. Dans tous les cas, évitez toujours les écrans car ils vous stimuleront au lieu de vous apaiser.

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