Les conseils MMA

Toutes les réponses 100% utiles à votre quotidien

Page mise à jour le 02/02/2026

Tout savoir sur la circulation différenciée en cas de pic de pollution

Lors d’un pic de pollution, la qualité de l’air se dégrade fortement et les autorités peuvent activer une mesure d’urgence : la circulation différenciée. Elle limite l’accès aux routes aux véhicules les moins polluants pour protéger la santé de tous. Qui peut rouler ? Comment savoir si vous êtes concerné ? MMA vous explique tout pour anticiper sereinement.

© AdobeStock_Viktoriia

Sommaire de l’article : 

Qu’est-ce qu’un pic de pollution ? 

Un épisode de pollution, également appelé « pic de pollution »(1), survient lorsque la concentration de substances nocives dans l’air franchit les seuils d’alerte fixés par la réglementation nationale. Quatre indicateurs clés sont surveillés : les particules de taille inférieure à 10 micromètres (PM10), l’ozone (O3), le dioxyde d’azote (NO2) et le dioxyde de soufre (SO2). 

Quelle est l’origine des pics de pollution ?

Les pics de pollution apparaissent lorsque plusieurs facteurs se combinent(1)

  • Les émissions directes de polluants, comme les particules et les oxydes d’azote produits par le chauffage et les transports en hiver, ou encore par certains épandages agricoles et le trafic au printemps ;
  • La formation de polluants dits “secondaires”, par exemple les particules fines au printemps ou l’ozone en été, qui se créent à partir d’autres substances déjà présentes dans l’air ;
  • Les conditions météorologiques jouent un rôle clé : lorsqu’il y a peu de vent ou une atmosphère stable, les polluants s’accumulent et se dispersent difficilement, ce qui aggrave le phénomène. 

Le trafic routier est une source majeure de pollution urbaine. En 2023, il représentait 8 % des émissions de particules fines (PM2,5), issues à la fois des gaz d’échappement, de l’usure des routes, des freins et des pneus. Les transports sont aussi émetteurs de composés organiques volatiles (COV), de monoxyde de carbone (CO), de cuivre (Cu), de zinc (Zn) et d’oxyde d’azote (NOx). 

Ces polluants sont au cœur des mesures de circulation différenciée et des politiques de ZFE (Zone à Faibles Émissions). 

Quelles sont les conséquences des pics de pollution pour la santé ? 

Lors d’un pic de pollution sur une zone géographique, les populations concernées sont exposées à de fortes concentrations de polluants durant quelques heures ou quelques jours – on parle d’exposition aiguë⁽⁴⁾. Les symptômes suivants peuvent alors apparaître rapidement :

  • Des irritations oculaires ou des voies respiratoires ; 
  • Des crises d’asthme ; 
  • L’aggravation de troubles cardio-vasculaires et respiratoires pouvant conduire à une hospitalisation. 

Face à ces risques, les personnes vulnérables (femmes enceintes, enfants, personnes âgées de plus de 65 ans, personnes diabétiques ou immunodéprimées) doivent redoubler de vigilance. Les autorités recommandent de limiter les sorties, d’éviter les efforts physiques intenses et de consulter un médecin pour ajuster d’éventuels traitements en cours.

Comment est mesurée la qualité de l’air ? 

ATMO : la mesure de la qualité de l’air

La qualité de l’air est mesurée en permanence dans chaque région de France par les AASQA (Associations agréées de surveillance de qualité de l’air), au moyen d’un indice appelé ATMO.

L’ATMO évalue quotidiennement la concentration dans l’air de 5 polluants(7) :

  • Le dioxyde d’azote ; 
  • L’ozone ; 
  • Le dioxyde de soufre ; 
  • Les particules fines (PM10) et (PM2,5).

Le diagnostic est ensuite traduit en une échelle de six paliers de couleur :

  • Du bleu au vert : une qualité d’air « bonne » à « moyenne » ;
  • Du jaune au rouge : un air « dégradé » à « mauvais » ;
  • Le violet : un niveau « extrêmement mauvais ».

Grâce à ce maillage territorial, vous pouvez consulter chaque jour la qualité de l’air de votre commune en temps réel sur les plateformes dédiées. Toutes les informations sont consultables sur les portails régionaux des AASQA.

Le rôle des AASQA et des préfets

Dès que les seuils critiques sont approchés, les AASQA activent les procédures réglementaires pour prévenir les autorités et informer la population. Ce sont ces alertes qui, selon la gravité de la situation, justifient la mise en place de mesures d’urgence.

Deux seuils réglementaires(8) sont définis par arrêtés préfectoraux :

  • Le niveau d’information et de recommandation, qui vise à protéger en priorité les personnes plus sensibles à la pollution atmosphérique ; 
  • Le niveau d’alerte, consécutif à au moins deux jours de concentration élevée, avec des recommandations à destination de toutes les populations et des actions de réduction des émissions mises en place par les préfectures, telles que la circulation différenciée.

Qu’est-ce que la circulation différenciée ?

Lorsqu’un épisode de pollution dépasse le seuil réglementaire, le préfet d’un département a le pouvoir d’instaurer la circulation différenciée. Cette mesure d’urgence vise à restreindre l’accès aux routes pour les véhicules les plus émetteurs de polluants afin de protéger la santé publique. Elle est généralement déclenchée au quatrième jour(9) de l’épisode de pollution et vise d’abord les véhicules ne possédant pas de vignette Crit’Air. Au sixième jour, la restriction est étendue progressivement aux véhicules les plus polluants.

Cette régulation repose exclusivement sur les vignettes Crit’Air attribuées aux véhicules. Ces certificats classent les véhicules de 0 (électrique et hydrogène) à 5 (diesels les plus anciens). Bien que contraignante, cette mesure est temporaire et ne dure généralement que quelques jours, le temps que les conditions météorologiques ou la baisse des émissions permettent une dispersion des polluants.

Quelles sont les zones concernées par la circulation différenciée ?

Le périmètre de restriction n’est pas figé : il est défini au cas par cas par les autorités selon l’ampleur de la pollution. Il peut englober une agglomération précise, un ensemble de communes ou des axes routiers stratégiques (comme l’A86 en région parisienne).

On parle alors de Zone de Protection de l’Air (ZPA) ou de Zone de Circulation Restreinte (ZCR). Ce dispositif est, par nature, temporaire : il dure généralement de 1 à 3 jours et peut s’appliquer uniquement sur certaines tranches horaires.

Quels véhicules sont interdits de circuler ?

Les restrictions s’appliquent systématiquement aux motorisations les plus anciennes :

  • Les véhicules ne possédant pas de vignette Crit’Air ;
  • Les véhicules de catégories 4 et 5, considérés comme les plus polluants. 

En cas de pic de pollution intense, mais aussi selon les villes, les autorités peuvent également interdire aux véhicules de la catégorie 3 d’y circuler.  

Les cas particuliers des ZFE-m 

Depuis 2019, un certain nombre de villes françaises ont mis en place des zones à faibles émissions mobilité(10) (ZFE-m). Initialement facultatives, elles sont devenues obligatoires pour toutes les agglomérations de plus de 150 000 habitants à la suite de la loi Climat et Résilience de 2021.

Ainsi, en 2025, on dénombre 25 ZFE-m sur l’ensemble du territoire français. Dans ces zones, le port de la vignette Crit’Air est devenu obligatoire, même en l’absence de pic de pollution.

Les véhicules disposant des vignettes 4 et 5 y sont interdits de façon permanente. Certaines villes prévoient déjà d’étendre cette interdiction aux véhicules de catégorie 3 dès 2026. 

Dans les ZFE-m, chaque municipalité a la possibilité d’ajuster ces règles, même lorsqu’il n’y a pas de pic de pollution.

La liste des ZFE-m évolue régulièrement : plusieurs nouvelles agglomérations doivent intégrer le dispositif en 2026. Les restrictions pouvant varier selon les villes, il est recommandé de vérifier les règles en vigueur avant de circuler. 
Pour en savoir plus, retrouvez toutes les informations sur le site gouvernemental Mieux respirer en ville.

Qui peut encore circuler (les exceptions) lors d’un pic de pollution ?

Les véhicules prioritaires (ambulances, police, pompiers, médecins, etc.), les véhicules bénéficiant d’une facilité de circulation et les taxis ne sont pas soumis aux restrictions de circulation différenciée.

Quelles sanctions en cas de non-respect de la circulation différenciée ?

Le non-respect des règles (absence de vignette ou circulation avec une vignette interdite) vous expose à une amende forfaitaire :

  • Véhicules légers : une contravention de 3e classe, soit 68 € ;
  • Poids lourds : une contravention de 4e classe, soit 135 €.

Outre l’amende, un contrôle peut entraîner l’immobilisation du véhicule si celui-ci ne peut pas légalement circuler dans la zone.

-15% sur votre contrôle technique auto. 

Offre réservée aux assurés MMA. Voir conditions de l’offre partenaire ici :

SGS

Comment être averti en cas de circulation différenciée ?

La mise en place de la circulation différenciée est souvent décidée rapidement. Pour ne pas être pris au dépourvu, plusieurs canaux d’information sont à votre disposition.

Les médias 

L’annonce est faite dans les médias la veille de l’application de la mesure, généralement vers 19h pour permettre aux usagers d’anticiper une alternative à la voiture.

Les sites officiels 

En complément des médias, plusieurs sites officiels diffusent les informations liées aux restrictions de circulation. Vous pouvez ainsi consulter les sites :

Les applications mobiles 

Les applications mobiles de météo, d’info trafic, de GPS peuvent vous indiquer en temps réel si la zone dans laquelle vous vous trouvez est concernée ou non par la circulation différenciée.

Les panneaux de signalisation sur zone

Les panneaux de signalisation routière situés à l’entrée et au cœur de la zone rappellent également la mesure aux automobilistes. 

En cas de doute, rendez-vous sur le site du Laboratoire Central de Surveillance de la Qualité de l’Air qui met en ligne une carte des dispositifs en application dans toute la France.

Bon à savoir

Quand une mesure de circulation différenciée est appliquée, la vitesse est aussi réduite sur l’ensemble de la zone concernée :

  • 110 km/h sur autoroute ;
  • 90 km/h sur voies rapides ;
  • et 70 km/h sur le réseau dit secondaire.

Pour limiter la pollution dans l’air, la circulation des camions de plus de 3,5 tonnes peut également être interdite

Enfin, il est possible lors d’épisodes de circulation différenciée que la société de transport référente dans votre agglomération (métro, tram, bus, trains régionaux) propose des billets à tarifs préférentiels ou gratuits.

Questions / Réponses – FAQ

  • Est-ce que les voitures électriques sont concernées par la circulation différenciée ? 

    Les véhicules 100 % électriques (Crit’Air 0) ne sont pas concernés par les restrictions et peuvent circuler librement pendant un épisode de pollution et de circulation différenciée.

  • Circulation différenciée et ZFE-m : est-ce la même chose ?

    Non, ce sont deux mesures différentes. La circulation différenciée est une mesure temporaire, activée uniquement lors d’un pic de pollution. La ZFE-m est un dispositif permanent, avec des restrictions continues toute l’année. La circulation différenciée et les ZFE-m peuvent coexister.

  • La circulation différenciée est-elle automatique lors d’un pic de pollution ?

    Un pic de pollution ne déclenche pas systématiquement la circulation différenciée. C’est le préfet qui décide, au cas par cas, en fonction de la durée, de l’intensité de l’épisode et des seuils réglementaires.

Sources : 
(1) 2024 - Ministère de la Santé, des familles, de l’autonomie et des personnes handicapées - Recommandations en cas d’épisode de pollution
(2) Version en vigueur en janvier 2026 - LegiFrance - Article R221-1 du Code de l’environnement 
(3) 2025 - Ministères Aménagement du territoire et transition écologique - Émission des polluants atmosphériques du transport routier 
(4) 2025 - Ministère de la Santé, des familles, de l’autonomie et des personnes handicapées - Qualité de l’air : sources de pollution et effets sur la santé
(5) 2024 - Organisation Mondiale de la Santé - Pollution de l’air ambiant (extérieur) et santé
(6) 2025 - Santé Publique France - La pollution de l’air : des progrès pour notre santé nécessaires mais possibles
(7) 2025 - Fédération des Associations agréées de surveillance de la qualité de l’air - Un indice de qualité de l’air accessible sur tout le territoire
(8) 2025 -  Fédération des Associations agréées de surveillance de la qualité de l’air - Qu’est-ce qu’un épisode de pollution ?
(9) 2024 - Ministères Transition écologique aménagement du territoire, transport, ville et logement - Certificats qualité de l’air : Crit’Air
(10) 2025 - Ministères Transition écologique aménagement du territoire, transport, ville et logement - Zones à faibles émissions (ZFE)
(11) 2025 - Service Public - Zones à faibles émissions : des outils pour voir où vous pouvez circuler 

Bien assuré avec MMA !

Avec l’assurance automobile MMA, vous faites le plein de garanties et de services !

Vol, bris de glaces, incendie, assistance… Les garanties de l’assurance auto MMA vous permettent d’être indemnisé pour les dégâts causés à votre véhicule à la suite d’un accident ou à une dégradation.
Vous bénéficiez également de nombreux services comme les frais de remorquage en cas de panne.

Pour connaître l’ensemble des avantages de l’assurance auto MMA, consultez la page dédiée ou réalisez un devis d’assurance auto en ligne. 

Nos prises en charge sont faites en application des garanties/options souscrites ainsi que des limites, conditions et exclusions des garanties et du montant des franchises fixés aux conditions générales et aux conditions particulières du contrat Assurance Auto MMA (CG614) et du contrat Assurance Auto Access MMA (CG 615) disponibles en agence ou sur mma.fr.

Faites une simulation en ligne
en 3 minutes

Devis assurance auto
Voir tous les sujets de la thématique

À lire aussi