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Les adolescents et Internet, une relation à encadrer

L’usage d’Internet chez les adolescents n’a jamais été aussi important. Mais bien que le web soit un formidable outil pour communiquer, apprendre et se divertir, il peut également présenter des dangers. Quel rôle jouer en tant que parent ? Il est important d’apprendre à son enfant les bonnes pratiques sur Internet et l’aider à déjouer les pièges. Il est important d’apprendre à son enfant les bonnes pratiques sur Internet et l’aider à déjouer les pièges.

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Aujourd'hui, les adolescents sont tous nés avec Internet. La moitié d'entre eux se sont d'ailleurs connectés au web avant 10 ans.
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Nos ados ont grandi avec internet

Les adolescents actuels, approximativement nés entre 2000 et 2010, se distinguent de la génération précédente sur un point : ils n’ont jamais connu la vie sans Internet. Ils sont d’ailleurs plus précoces que leurs aînés puisque la moitié d’entre eux se sont connectés au web avant 10 ans(1).
Il faut dire que les ados d’aujourd’hui sont largement équipés, voire même suréquipés : 86% des 12-17 ans possèdent un smartphone – contre seulement 22% pour la même tranche d’âge en 2004 – et 91% ont accès à un ordinateur. 

Parmi les seuls 15-17 ans, le taux d’équipement en téléphone mobile est même de 99%. Un tiers des jeunes de 12 à 17 ans dispose d’ailleurs à la fois d’un smartphone, d’un ordinateur et d’une tablette, tandis qu’ils sont 15% à utiliser une enceinte connectée (contre 9% pour l’ensemble des Français)(1).

Des ados toujours plus connectés

Le fort taux d’équipement des adolescents a une conséquence majeure : vos enfants ont plus facilement accès à Internet
Pour preuve, 89% des 12-17 ans se connectent tous les jours au web(1), que ce soit via un smartphone, un ordinateur ou une tablette. Si bien que le temps de connexion moyen ne cesse d’augmenter : dès 12 ans, ils passent 14h53 sur Internet chaque semaine, soit 2h07 par jour(2). Une durée plus importante encore chez les adolescents plus âgés, notamment en l’absence de contrôle parental. 
Un constat pas si étonnant, dans la mesure où les jeunes sont habitués de plus en plus tôt aux usages numériques : les enfants de moins de 6 ans passaient 4h37 sur Internet par semaine en moyenne en 2017, contre seulement 2h10 en 2012(3).

Cette précocité se traduit de différentes façons. À titre d’exemple, 40% des jeunes âgés de 12 à 17 ont réalisé
des achats sur Internet au cours des 12 derniers mois. Toutefois, c’est bien l’utilisation « récréative » qui domine. Ils sont ainsi 80% à utiliser les réseaux sociaux et 53% à disposer d’un abonnement VOD (vidéo à la demande), tels que Netflix, OCS ou CanalPlay(1).

Réseaux sociaux : adieu Facebook, bonjour Snapchat

Bien que vos enfants aient différents usages d’Internet (recherche d’informations, visionnage de vidéos, jeux, écoute de musique, etc.), c’est bien leur présence sur les réseaux sociaux qu’il faut tout particulièrement encadrer. 

Près de 55% des enfants sont déjà inscrits sur un réseau social à 11 ans, tandis que 87% d’entre eux le sont à seulement 14 ans. Les adolescents inscrits sur un réseau à l’âge de 12 ans sont même présents sur 3,6 plateformes en moyenne, compliquant encore un peu plus la surveillance de leur pratique(2).

La tâche est d’autant plus complexe que vos enfants n’utilisent pas les mêmes réseaux sociaux que vous. Pour preuve, la présence sur Facebook tend à diminuer : à 12 ans, ils sont environ 21% à être sur Facebook, contre près de 49% en 2016.
De nouvelles applications concentrent désormais l’attention des adolescents, Snapchat en tête avec un taux d’inscription de 90% chez les jeunes de 12 ans (parmi ceux inscrits sur un réseau social). Viennent ensuite Instagram, TikTok et Whatsapp(2). Mais d’autres applications commencent également à se développer, à l’image de Twitch, Askip, Triller ou encore Yubo. Autant de plateformes qui sont inconnues de la plupart des parents et qui, pourtant, sont largement utilisées par les adolescents.

LES « INFLUENCEURS », VOUS CONNAISSEZ ?

L’usage d’Internet chez les adolescents se distingue également par la confiance qu’ils peuvent accorder aux influenceurs, ces personnes suivies par de nombreux internautes et dont les publications sont susceptibles d’influencer le comportement de leur communauté. Les 13-16 ans sont d’ailleurs 76% à suivre au moins un influenceur, et ce, bien qu’ils ne soient pas forcément en mesure de prendre du recul par rapport aux informations postées(4).

Les règles pour éduquer vos enfants à Internet

Si Internet est un outil formidable pour s’ouvrir au monde, il comporte malgré tout des dangers, tout particulièrement pour les plus jeunes. À défaut d’interdire tout usage du web – qui s’avère bien souvent contre-productif -, la pédagogie semble votre meilleure arme pour encadrer les pratiques de vos adolescents.

Comme pour tout, il faut savoir fixer des règles quant à l’usage des outils numériques, tant pour protéger vos adolescents que pour leur apprendre à adopter de bons comportements. Vous pouvez notamment :

  • Choisir vous-même le ou les équipements que vos enfants peuvent utiliser.
  • Fixer avec votre enfant les règles d’utilisation (temps d’usage quotidien, applications autorisées, etc.), celles-ci pouvant évoluer à mesure que votre enfant grandit.
  • Définir des lieux et des moments sans écran, notamment à table, pendant les devoirs ou avant le coucher.
  • Montrer l’exemple en respectant les mêmes règles, notamment en ce qui concerne les périodes « déconnectées ».
     

Le dialogue, au cœur d’un usage raisonné d’Internet

Pour encadrer l’usage d’Internet de vos enfants et adolescents, le dialogue est également essentiel. Pourquoi ? Tout simplement pour lui faire comprendre l’intérêt des règles fixées et l’éduquer à une pratique sûre et raisonnée du web. Pour cela, vous pouvez :

  • Discuter avec votre enfant de son usage d’Internet et notamment des réseaux sociaux (Snapchat, Instagram, etc.).
  • Lui expliquer comment bien utiliser Internet, principalement en ce qui concerne la diffusion de ses informations personnelles, la confidentialité de ses comptes, son droit à l’image, la façon dont il se renseigne et le respect des autres.
  • Nouer une relation de confiance afin qu’il vienne vous voir lorsqu’il a un doute, un problème ou qu’il est confronté à du contenu dérangeant (image violente, pornographie, etc.).
  • Évoquer le cyberharcèlement, ses conséquences (qu’il en soit victime ou auteur) et le comportement à adopter dans une telle situation.
  • Lui apprendre à avoir un esprit critique, en l’éduquant aux « fake news » et à l’importance de croiser les sources d’informations.
  • Lui expliquer l’intérêt du contrôle parental dont l’objectif n’est pas de le brider, mais bien de le protéger et de l’aider à bien utiliser Internet.

VOTRE ENFANT MAITRISE-T-IL LES « CODES » D’INTERNET ?

Parmi les 12-17 ans, 23% considèrent les réseaux sociaux comme le meilleur média pour suivre l’actualité. Le problème, c’est qu’ils n’ont pas toujours le recul nécessaire pour s’interroger sur la véracité de l’information. Pour preuve, ils sont 12% à vouloir partager un contenu surprenant sans même réaliser de vérifications. D’où l’importance d’apprendre à votre enfant à se renseigner et à faire la part des choses(1).

Les dangers d’Internet, un sujet dont il faut parler

Vos enfants n’ont pas forcément toujours conscience du danger que peut représenter le web. Il est pourtant bien présent car, parmi les 12-17 ans, près de 1 adolescent sur 5 considère qu’Internet a un impact négatif sur la vie personnelle(1). Addiction aux réseaux sociaux, désocialisation, décrochage scolaire, diminution de l’attention... les conséquences d’un mauvais usage numérique sont aussi nombreuses que variées.

En la matière, ce sont deux principaux dangers dont vous devez d’ailleurs absolument parler avec vos enfants : la diffusion d’informations personnelles et le cyberharcèlement. Il faut en effet lui apprendre à ne pas diffuser n’importe quoi, ni à n’importe qui. Expliquez-lui d’ailleurs qu’il a un droit à image, lui permettant d’interdire à ce que des photos de lui soient publiées sans son accord. Enfin, rappelez que le harcèlement peut avoir de graves conséquences, tant pour la victime (dépression, déscolarisation, suicide, etc.) que pour son auteur (jusqu’à 18 mois d’emprisonnement et 7 500 euros d’amende)(5).
 

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Connaissez-vous la garantie
e-réputation ?

Nous aurions tort de croire que le cyberharcèlement est une pratique anecdotique. 
Pour preuve, 27% des 18-24 ans affirment avoir déjà été l’objet d’insultes ou de propos grossiers sur la toile(6).

Pour vous en prémunir, MMA met à votre disposition la garantie e-réputation et webnettoyage de l’assurance Protection Juridique « Tranquillité
Intégrale »
(7). Elle vous permet d’être accompagné par des juristes pour tenter de faire retirer les propos diffamants et de bénéficier d’une prestation de webnettoyage si votre enfant est victime de harcèlement en ligne.

(1) Source : Baromètre du numérique 2019 - Crédoc – 2019.
(2) Source : Born Social 2019 - Agence heaven – 2019.
(3) Source : Junior Connect » 2017 - IPSOS – 2017.
(4) Source : The influenceur report : engaging Gen Z and Millennials - Morning Consult – 2019.
(5) Source : Harcèlement en ligne - Service Public – 2018.
(6) Source : Les Français et l’expérience du harcèlement en ligne - IFOP – 2019.
(7) Assurance Protection Juridique – Tranquilité intégrale – CG 81e
Les garanties en cas d’atteinte à la e-réputation
Si vous êtes victime d’une atteinte à votre e-réputation, nous prenons en charge les frais et honoraires du prestataire que nous mandatons dans la limite de 5 000 euros afin qu’il procède :
- A l’analyse des informations préjudiciables et à l’identification des auteurs,
- A la demande de suppression des informations préjudiciables si cette opération s’avère réalisable,
- Au noyage des informations préjudiciables afin d’en limiter la visibilité dans les moteurs de recherche si leur suppression s’avère impossible.
Ces prestations vous sont acquises quel que soit le lieu de localisation du responsable de l’information (titulaire de blog, hébergeur, éditeur du titre
de publication de l’information).
L’obligation de procéder à la suppression ou au noyage des informations résulte d’une obligation de moyen et non de résultat.
Nos prises en charge sont faites en application des conditions, limites, exclusions de garanties et du montant des franchises qui sont précisées dans les Conditions Générales et les Conditions Particulières.
Les garanties Protection Juridique MMA sont assurées et gérées par COVEA Protection juridique.